Janusz Głowacki

Janusz Głowacki est né en 1938 à Poznań. Il est écrivain, scénariste (La chasse aux mouches d’Andrzej Wajda, La Croisière de Marek Piwowski…et homme de théâtre. Il est à Londres en 1981 quand est déclarée la loi martiale en Pologne. Il décide de ne pas rentrer dans son pays et s’installe à New York en 1982. Ses pièces triomphent à Broadway. Il est lauréat en 2011 du Grand Prix de littérature de la ville de Varsovie.

Il écrit le scénario du film d’Andrzej WajdaL’Homme du peuple

 

Ses oeuvres ont été publiées en français chez Olivier Orban, Noir sur Blanc, Fayard, à l’Avant-scène Théâtre et aux Editions théâtrales.

La grève (Olivier Orban, 1985)

En 1980, pendant la grève des ouvriers de Gdansk, Janusz Głowacki passa du temps avec eux. De ces rencontres naquit La grève qui fut censurée à sa sortie.

My sweet Raskolnikov et autres récits (Noir sur Blanc, 1989)

De Janusz Głowacki, nous connaissions La Grève, « prodigieux roman-vérité » (B.-H. Levy) sur les grèves d’aout 1980 à Gdansk. Voici maintenant quatre récits très individualisés où nous retrouvons la justesse du trait, l’ironie mordante et l’humour grinçant dans lesquels excelle cet auteur polonais.
Nous y rencontrons Janek, jeune écrivain débrouillard en séjour a Paris, qui, tel Raskolnikov, envisage le pire ; Czesław, étudiant-ingénieur vieillissant qui tombe sous la coupe de la perverse épouse de son professeur ; Pilate, policier zélé dont le rapport sur « les événements survenus dans la capitale » éclaire d’un jour singulier les coulisses du pouvoir ; et Włodek, fonctionnaire applique qui finit par préférer le train-train familial à sa jolie maitresse. Ils sont entourés d’une foule de personnages annexes plus ou moins enclins aux compromissions.
Le tout nous est narré sur un ton corrosif. L’humour débouche sur la satire et, une nouvelle fois, la vertu salvatrice du rire a l’est de I’Europe est démontrée.

La quatrième soeur (L’Avant-scène Théâtre, 2004)

À Hollywood, John Freeman reçoit l’Oscar pour son documentaire sur les prostituées moscovites. À Moscou, un Général à la retraite, une Babouchka opportuniste et trois sœurs parachutées de Tchekhov boivent en attendant mieux avec une quatrième « sœur ». Et chacun de se demander : « Qui a le pouvoir ici ? Où est l’argent ? Comment ça va finir tout ça ? »

Antigone à New York (Editions théâtrales, 2005)

Dans ce parc new-yorkais, c’est un peu le bal des paumés, la saga des exclus. Qu’ils viennent de Russie, de Pologne ou de Porto Rico, les personnages sans abris de Glowacki n’en restent pas moins dignes. Bien sûr, il y a l’alcool, la maladie, la difficulté à rester propre, mais cela n’exclut pas l’amour et l’espoir de s’en sortir, de repartir au pays car New York, cité puissante ne veut pas d’eux. À l’image de ce policier-clown qui ne fait rire que les gens installés, ordinaires, mais traquent avec cynisme les défavorisés. Anita, seule femme, de cet univers masculin marginal, souhaite enterrer dignement celui qu’elle aime pour soustraire son cadavre à une future fosse commune, anonyme, à l’écart du centre. Dans sa quête, cette Antigone moderne demandera ou plutôt monnayera l’appui pas très fiable de deux compagnons d’infortune. Ils se tromperont de cadavre… Sans doute par trop grand amour de la bouteille…

Good Night, Djerzi (Fayard, 2013)

Good night, DjerziÀ New York, le narrateur, Janusz, écrit, à la demande d’un industriel allemand, Klaus Werner, le scénario d’un film sur l’auteur de l’Oiseau bariolé, Jerzy Kosinski, cet écrivain américain d’origine juive polonaise dont la renommée internationale s’acheva, en 1982, par un scandale retentissant. Qui était Jerzy Kosinski ? Un affabulateur ? Un grand mystificateur ? Un psychopathe aux nerfs d’acier dépourvu de sentiments ? Pourquoi Klaus Werner est-il prêt à jouer les producteurs ?
Dans ce roman envoûtant, Janusz Glowacki, qui a connu l’écrivain, dépeint un monde où s’entremêlent vérité et mystification, sex-clubs new-yorkais et Holocauste, tragédie et burlesque. Avec, en filigrane, une dénonciation des sociétés qui savent brûler ce qu’elles ont eu besoin d’adorer.

Cette fiche a été réalisée grâce aux sites des éditions Noir sur Blanc, Théâtrales, Fayard et Avant-scène Théâtre.

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